Je l’ai lu !

« Devenir » de Michelle Obama.

Pour être honnête, je ne connaissais pas si bien que ça Michelle. Je savais qu’elle était de Chicago, qu’elle était mariée avec un certain Barack. J’avais vu des vidéos passer ou elle avait l’air de prendre plaisir à montrer aux enfants comment faire du sport ! Ah oui, et je l’ai vu aussi chanter I’m a single lady dans la voiture de James Corden ! (je vous recommande son visionnage à chaque coup de mou : coup de boost assuré !)

Pour en revenir à ce fameux livre… quelle ne fut pas ma surprise en la découvrant de page en page !

Cette femme est juste comme moi, comme vous, comme nous ! Elle s’est posée les mêmes questions, elle a dû faire face à des problématiques similaires à beaucoup de femmes.

Je me suis beaucoup identifiée et pourtant, je ne suis ni noire, ni américaine, ni … femme de président ! Je vais vous expliquer ce qui a résonné en moi, et qui résonnera peut-être en vous… car dans ce livre, même si bien sûr on entend largement parler de son mari, c’est bien de sa vie de femme dont elle parle.

Après une enfance plutôt heureuse dans un quartier modeste de Chicago, Michelle, jeune femme volontaire, travailleuse et persévérante, se retrouve admise à Princeton, en fac de droit. Tout roule pour elle. A la fin de ses études, elle devient avocate, avec un salaire confortable lui permettant de rembourser ses études supérieures ( qui sont souvent très onéreuses aux Etats-Unis). Et puis un jour, elle accueille un nouveau stagiaire, un certain Barack Obama (dont elle trouve le nom bien étrange !) .  Il est clair que cette rencontre va donner un tournant inattendu à sa vie ! Mais ça n’est pas là dessus que je me suis le plus identifiée…

J’ai commencé à me sentir particulièrement en résonance avec elle à partir de ce passage :

Le métier d’avocate me faisait horreur. Je n’étais pas faite pour cela. Je me sentais vide, même si j’étais tout à fait compétente. C’était un aveu éprouvant, vu la masse de travail que j’avais abattue et l’ampleur de mes dettes. Dans ma volonté aveugle de me surpasser, dans mon besoin de faire les choses à la perfection, je n’avais pas su voir les signaux et je m’étais engagée dans une mauvaise voie.

Difficile pour elle de renoncer à une carrière rémunératrice et « bien vue » de l’extérieur. D’ailleurs en confiant à sa mère ses questionnements sur sa vie professionnelle, elle a eu droit à la réponse digne de tout parent qui veut mettre son enfant en sécurité :

gagne de l’argent d’abord, tu t’occuperas de ton bonheur ensuite ! 

Et puis la vie l’a fait perdre une amie d’un cancer, à l’age de 26 ans.

Si je mourais, je ne voulais pas laisser le souvenir des piles de rapports que j’avais rédigés ou des sociétés que j’avais défendues. J’étais certaine d’avoir un peu plus que cela à offrir au monde. Il était temps d’avancer.

Alors Michelle a parlé de son désir de trouver un job qui soit en accord avec ses valeurs et ses convictions à celui qui était devenu entre temps son mari, qui a eu les mots qu’il faut !

Tu peux le faire, On va trouver comment ( merci Barack !)

Avant de partir tout feu tout flamme à la recherche d’un nouvel emploi, elle a pris le temps de faire le point :

le point sur les sujets, les domaines qui l’intéressaient. Puis elle a fait une liste des dépenses incontournables  (remboursement d’emprunt , frais de nourriture etc…) et puis, au bout de quelques mois ( pendant lesquels elle a eu la douleur de perdre son père), à force parler autour d’elle de ce qu’elle cherchait, à discuter avec d’autres de leur parcours professionnels, elle a fini par trouver un poste en tant qu’assistante du maire de Chicago.

Elle y reste quelques années, puis repart dans une autre quête professionnelle, cette fois à l’hôpital de Chicago après la naissance de sa deuxième fille.

j’ai beaucoup aimé cette phrase écrite après son entretien d’embauche :

Quelle que soit l’issue, je savais que j’avais fait quelque chose de bon pour moi en exposant mes besoins. Le simple fait de les formuler à haute et intelligible voix me donnait du pouvoir. 

En fait à chaque entretien, Michelle parle d’elle, mais questionne aussi beaucoup, afin de savoir si le job et l’entreprise en question lui correspondent !

La suite de son parcours nous démontre q’une fois First Lady, elle a saisit cette formidable opportunité pour mettre en place des programmes pour améliorer la diététique dans les cantines scolaires, promouvoir le sport, etc..Elle a également profité de l’expériences des précédentes premières dames pour savoir comment y aller, car une première dame doit à la fois rester discrète, mais aussi profiter de ce statut pour faire avancer certaines causes.

Mais si on enlève le coté exceptionnel de son parcours, le reste n’est ni plus ni moins que des obstacles auxquels nous avons toutes plus ou moins à faire face :

  • Elle a eu des difficultés à concevoir ses enfants. Ça a été d’autant plus difficile à accepter qu’elle avait toujours « travaillé dur pour cocher toutes les cases » et que là, elle ne maîtrisait pas le fait de réussir – ou pas- à tomber enceinte.
  • Elle se livre sur les difficultés dans son couple lorsque son mari s’est lancé dans la politique : les campagnes, les engagements qui l’emmenait une bonne partie de la semaine loin de la maison, alors qu’ils avaient désormais deux petites filles à élever…Elle raconte comment ils ont eu recours à un conseiller conjugal qui a leur a permis de dépasser leur difficultés.

Elle aussi se prenait la tête avec les plannings,  avec le fait de jongler entre vie privée et vie professionnelle. Avec cette culpabilité de ne pas être suffisamment présente pour ses filles, ne pas être suffisamment présente dans son boulot.. Puis est venu se rajouter son rôle de femme de candidat à la présidence, qui lui a pris progressivement tout son temps.

Elle qui n’est pas fan de politique, et on la comprend, au vu des critiques dont elle a été l’objet (certains ont même émis l’idée sur les réseaux sociaux qu’elle avait subi une opération pour devenir une femme !!!!! ) a dû « faire avec ». Mais comme elle l’explique très bien, si son mari se sentait appelé par ce rôle, soutenu de plus en plus, qui était-elle, pour lui interdire ?

Il n’en reste pas moins qu’elle s’est inquiétée de comment la vie quotidienne de ses filles allait se passer en étant pensionnaires à la maison blanche. Il faut dire qu’aller à l’école en fourgon blindé et constamment entourées de gardes du corps pouvait se révéler déstabilisant pour des petites filles de 7 et 10 ans… Sans parler de cette immense maison ou tout le monde étaient à leur service.

J’ai retenu cette impression dont elle parle,  de prison dorée. Oui bien sûr, sa famille ne manquait de rien. Mais impossible de sortir dans les jardins de la maison banche sans autorisation des services secrets, sans parler d’aller faire un tour au supermarket du coin ! Elle raconte d’ailleurs comment elle a réussi à s’échapper une fois, casquette vissée sur la tête et lunette noires sur le nez..

Elle a toujours eu à cœur de préserver au maximum ses filles et son couple, de cette tempête quotidienne qu’est la vie de la première famille américaine.

Voilà ce qui m’a touchée. Elle a les préoccupations de n’importe quelle femme : son bien-être, son équilibre vie pro/vie perso, le bien-être de ses enfants, de son couple, un emploi qui corresponde à ses valeurs et ses talents… Bien sûr on pourrait dire qu’elle a une vie plus facile. Mais ça serait juger uniquement sur les apparences. Elle a su mettre à profit les années de présidence de son mari pour se battre et mettre en lumière des causes qui lui sont chères et elle continue aujourd’hui, forte de sa notoriété.

Michelle, si tu me lis, Merci ! Tu passes quand tu veux à la maison 🙂

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